Aly l’obstiné

haidar

A l’image de Pierre Rhabi, de Paul Watson ou de la regrettée Wangari Maathai, ils ont fait de leur raison d’être un combat pour la défense de la planète. Haidar El Ali est l’un de ces écologistes dont le nom a fini par claquer comme une bannière bien au-delà des frontières du Sénégal qui l’a vu naître. Rompu depuis des lustres aux questions environnementales, le réalisateur Dominique Hennequin ne pouvait qu’aller au contact de celui qui lutte pour que son pays sorte de la spirale infernale de la surexploitation de ses ressources naturelles. Histoire de porter à l’écran l’énergie d’un type qui n’a jamais baissé les bras. A 65 ans bien sonnés aujourd’hui, Aly, comme on l’appelle là-bas, a orchestré la plantation de quelques 200 millions de propagules de palétuviers sur la zone littorale. Sans doute la plus belle réussite de ce militant dont le parcours est riche d’expériences, de ses débuts d’apnéistes suivis de la création de l’Océanium de Dakar jusqu’à l’apprentissage éphémère du pouvoir au ministère de l’Écologie puis à celui de la Pêche et des Affaires Maritimes. En 52 minutes, caméra au poing, Dominique Hennequin suit un obstiné qui tente de reconstruire ce qui a été détruit, comme cette triste mangrove de Marsassoum en Casamance, ou qui dénonce ce trafic d’arbres précieux piloté en sous-main par la Chine. Mais ce beau portrait se veut aussi optimiste que toutes ces petites mains qui replantent la mangrove. Un vrai message d’espoir.

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